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Le nouveau quartier de Clichy-Batignolles est implanté sur 40 hectares de friches ferroviaires dont 10 ont été réservés au parc Martin Luther King : c’est autour de cet espace central que se fédèrent les nouvelles formes urbaines. Puisqu’il revient au parc de structurer le quartier, sa perméabilité aux circulations est une caractéristique marquante. Ainsi les tracés urbains alentour se prolongent à l’intérieur du parc, sous forme de mails plantés, pour mieux relier le quartier des Épinettes à Péreire, celui des Batignolles à la porte de Clichy.
Le projet, face à la complexité du programme et du lieu, est pourtant simple. D’abord un tracé, une géométrie du sol, qui unit des morceaux de ville auparavant séparés par la friche, un dispositif orthogonal qui s’accorde à la trame elle aussi orthogonale du quartier des Batignolles, dispositif coupé par une diagonale qui unit directement le quartier et son vieux square à la partie limite de Paris, aux boulevards qui cernent la ville avant le périphérique et même au-delà, jusqu’au parvis du Palais de Justice à la Porte de Clichy.
Sur le plan paysager, le projet a amplifié les effets de la nature. Dans le parc, le cycle des saisons a guidé le choix des plantations (près de 630 essences différentes) pour que du sud au nord, chaque saison soit mise en valeur. L’eau se décline sous formes technique, environnementale et ludique, ses qualités paysagères se conjuguent avec ses propriétés écologiques. Quant aux usages, avec ses espaces ouverts et ses lieux plus intimes, ses bandes actives dédiées aux jeux d’enfants et aux équipements sportifs qui inscrivent une nouvelle esthétique, le parc s’offre à une multitude de pratiques. En cela, il est en phase avec les attentes contemporaines comme l’atteste sa très grande fréquentation.