Inscrit dans un tissu faubourien industriel riche d’une histoire datant de la seconde moitié du 19e siècle, le quartier de l’Epeule constitue une polarité commerciale forte de la ville de Roubaix qui se manifeste par la présence hebdomadaire de son marché forain. Témoin de ce passé industriel, le quartier tombe aujourd’hui lentement en déshérence passant d’un quartier ouvrier à un quartier populaire marqué par de nombreuses ruptures sociales.
Dans ce contexte, le renouvellement du quartier de l’Epeule doit à la fois répondre aux défis urbains et sociaux pour retourner l’image du quartier, tout en offrant des aménagements permettant de multiplier les usages, de renforcer la biodiversité urbaine et de lutter contre les îlots de chaleur urbains.
Porté par le NPNRU, le projet s’organise autour de la rue de l’Epeule comme colonne vertébrale et commerciale du quartier, sur laquelle trois places, des Clarisses, Vandermeiren et de l’Abreuvoir, viennent s’adresser et animer l’espace proposant des usages et des ambiances contrastées.
Ainsi, le projet paysager vise à redonner une cohérence globale et une identité propre aux espaces publics de l’Epeule. Cette cohérence se traduit par une hiérarchisation des flux, la mise en priorité des piétons et cyclistes, une unité dans les matériaux, le mobilier. Mais également par la mise en valeur d’équipements comme le théâtre du Colisée sur la place de l’Abreuvoir ou la création de nouveaux équipements, une école, une halle couverte de marché, et la conception de nouveaux logements dans les interstices urbains.
Le végétal joue enfin un rôle structurant dans l’aménagement, redéfinissant les limites du quartier. Il s’étend depuis le parc du Brondeloire et s’infiltre dans les rues adjacentes jusque sur les places.